|
|
L'ASSOCIATION
L'association PETCC (affiliée à la Fédération
Française de Wushu) propose à ceux qui le désirent
la découverte du Taï Chi Chuan à travers la méthode
d'enseignement développée par Maître Huang Sheng Shyan.
Répandue dans le Sud-est asiatique et en Australie, présente
en Europe du Nord depuis plusieurs décennies, cette école
est restée longtemps méconnue en France mais elle commence
à se diffuser depuis la venue en 1992 d'un grand expert, Patrick
Kelly, qui a généreusement transmis les connaissances acquises
auprès de Maître Huang.
L'ENSEIGNANT
Frédéric
Gilles entame l'étude des arts martiaux par le Karaté en
1978. En 1982, il rencontre Bui Xuan Quang, qui dispensait un enseignement
de Karaté-do traditionnel, mêlant recherche sur l'énergie,
la sensibilité et la communication sans renier l'efficacité.
Parallèlement, il débute l'apprentissage du Taï Chi
Chuan. En 1993, il rencontre Patrick Kelly qui, à la mort de Maître
Huang, avait entrepris de diffuser en Europe son enseignement.
En 2002, Frédéric choisit de partager
son expérience tout en continuant à suivre l'enseignement
que Patrick Kelly dispense à travers l'Europe .
L'ENSEIGNEMENT
Les principes
Le travail des arts martiaux a pour objectif la réalisation de
l'union corps-esprit. Entre arts internes et arts externes, si des principes
se retrouvent (la pensée guide le corps, elle est réceptive
à l'intention du partenaire), l'approche est sensiblement différente.
Dans un art martial externe, les mouvements et les positions favorisent
un travail où les forces générées par la contraction
musculaire seront développées; le travail sur la vitesse
et l'intention permet d'obtenir la puissance des techniques.
Avec
le Taï Chi Chuan, art martial interne, nous apprenons à céder
face à la poussée du partenaire, à neutraliser celle-ci
afin de la lui émettre en retour. La force reçue, combinée
au relâchement et à l'alignement du corps, comprime celui-ci
et étire les muscles. C'est au moment où elle s'affaiblit
qu'ils reprennent leur position initiale et une réponse apparaît: la force accumulée à l'intérieur du corps (étirement
compression) est rendue à celui qui l'a émise. On parle
alors de force interne, comme celle d'un arc qui, après avoir été
bandé vers l'arrière, décoche sa flèche en
direction de la cible.
Cette force élastique est difficile à mettre en oeuvre
: face à une attaque, le corps non entraîné réagit
en contraction dans le but d'opposer une force stabilisatrice. L'apprentissage
du cycle céder-neutraliser-émettre ne peut donc se
faire que lentement, la répétition et l'effort permettant
d'accéder à un mouvement spontané.
La méthode
Le Taï Chi Chuan se pratique seul (formes lentes, formes rapides)
et à deux (poussées des mains ou Tui Shou).
Si la forme permet de travailler les forces internes, la poussée
des mains est du domaine de la sensibilité.
L'enseignement de Maître Huang comporte :
- Cinq exercices caractéristiques. Faciles à mémoriser,
il permettent d'appréhender les principes précités
dans des situations simples.
- Une forme courte (37 mouvements) créée par Maître
Cheng Man-Ching dont Maître Huang a été l'élève
dès 1947. Enseignée dans un premier temps, cette forme
simplifiée familiarise le débutant avec les déplacements
et les postures du Taï Chi Chuan.
- Une forme longue (108 mouvements) issue de Yang Cheng-Fu. Elle est
effectuée lentement, à l'écoute des changements
à l'intérieur du corps et avec une forte intention.
Les principes travaillés dans les exercices sont ici réinvestis
dans des situations plus complexes.
- Une forme rapide combinant les principes du Tai Chi Chuan et de la
Grue Blanche de Fujian dont Maître Huang était expert
avant de rencontrer Maître Cheng Man-Ching. Proposée
à des pratiquants plus avancés, elle aide à améliorer
l'habilité et le dynamisme.
- Dix-huit poussées des mains conventionnelles (pas fixes et
mobiles) préparant à la poussée libre. Dans ce
travail, nous apprenons à inclure l'autre dans notre champ
de conscience et à fournir une réaction correcte à
son intention, alors que dans la forme, c'est une séquence
mémorisée qui déclenche notre intention productrice
de mouvement.
|